Chaque famille a peur pour la vie de ses enfants mais est fière de leur refus radical de l’occupation

PAJU (Palestiniens et Juifs Unis) no 767 le 23 octobre 2015

PAJU # 767

 

Oui, c’est par dizaines de milliers que les familles palestiniennes de Jérusalem et de Cisjordanie vivent dans la peur de voir leurs enfants tués, blessés ou arrêtés en s’opposant à l’armée israélienne, ou en tentant de mener des attaques solitaires.

Quand les enfants quittent le domicile familial le matin, leurs parents ne savent s’ils prennent vraiment le chemin de l’école, ou s’ils ont rendez-vous avec des amis, ou bien s’ils vont manifester à un check-point de l’armée, ou encore s’ils projettent d’attaquer un Israélien avec un couteau.

Tout comme les services secrets israéliens et palestiniens, les parents sont stupéfaits par le mouvement de masse spontané et non organisé de la jeune génération, et des risques qu’elle prend.

Les familles savent aussi qu’elles mêmes peuvent devenir un objet de la répression, et qu’avec la politique de châtiments collectifs, l’armée israélienne peut démolir leur maison, la saisir, expulser un ou plusieurs de ses membres de Jérusalem, les mettre en prison, et les soumettre à un harcèlement sans fin du Shin Bet.

Pourtant, il apparaît que le feu vert donné par Netanyahou pour tirer sur les manifestants et appliquer systématiquement des punitions collectives, n’a à ce jour dissuadé, ni les « loups solitaires », ni ces milliers de jeunes qui vont aux check-points, défiant tant le sort que les soldats.

L’une des « hypothèses » des appareils de sécurité israéliens et palestiniens est que les jeunes menant des attaques solitaires sont influencés par les réseaux sociaux. C’est sans doute vrai. Mais ils sont aussi influencés par toutes ces vidéos, dont certaines apparaissent en premier lieu sur des sites israéliens, et qui illustrent la violence constante exercée contre les Palestiniens. Ceux qui parlent d’incitation sous-estiment l’impact des images montrant les soldats israéliens tuant des civils. Les vidéos sont un combustible, qui enflamment la situation, mais elles ne sont pas la cause de la situation. Chaque famille craignant pour la vie de ses fils et de ses filles, mais elles ne peuvent réprimer la fierté de les voir relever la tête, et crier collectivement : « Y’en a marre de l’occupation ».

Adapted from http://www.haaretz.com/misc/article-print-page/.premium-1.679758

Distribué par PAJU (Palestiniens et Juifs Unis)

     WWW.PAJUMONTREAL.ORG

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