50 ANS D’OCCUPATION MILITAIRE DE LA PALESTINE PAR ISRAËL

 

Il y a 50 ans, le 5 juin 1967, Israël lançait une guerre éclair contre l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. En prenant le contrôle de la Cisjordanie, de Gaza, du Sinaï, du plateau de Golan et de Jérusalem, cette « guerre des 6 jours » marquera le début de l’occupation militaire de la Palestine. Aussi, dès le 22 novembre 1967, le Conseil de sécurité de l’ONU adopta, à l’unanimité, la résolution 242, qui exigeait le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit ».

La guerre des 6 jours aboutit à l’occupation de toute la Palestine par Israël qui n’a cessé de s’emparer de terres palestiniennes tout au long de ce demi-siècle, parfois à l’initiative même du gouvernement de Tel Aviv, ou sinon par des invasions de colons ultra-orthodoxes et nationalistes et ce, toujours à l’encontre du droit international. Aujourd’hui, 500 000 Israéliens occupent des terres palestiniennes volées à leurs propriétaires, avec la complicité de l’État d’Israël qui pratique la politique du fait accompli.  Il est à noter que 15 % de ces colons juifs viennent des États-Unis, premier allié d’Israël.

À partir de 2002, Israël a entrepris la construction d’un énorme mur de séparation de 700 kilomètres pour isoler d’avantage la population palestinienne, grugeant ainsi 8,5% du territoire. Ce mur, muni de points de passage ultrasophistiqués, prétend assurer la sécurité d’Israël. Elle constitue en réalité une véritable situation d’apartheid avec des conséquences humanitaires dramatiques pour la population. Celle-ci est confinée dans son territoire, soumise à des traitements humiliants et cruels, considérée comme indésirable. On empêche les gens de circuler, d’aller à l’hôpital, à l’école, au travail ; l’eau est confisquée par l’occupant et déviée au profit des colons illégaux ; l’approvisionnement en produits de première nécessité manque cruellement. Gaza est bombardée régulièrement.

Il est temps de secouer nos consciences devant cette situation d’apartheid et de nettoyage ethnique et de dénoncer ce crime contre l’humanité. La résistance du peuple palestinien est courageuse et ne flanche pas, mais la situation politique internationale est bloquée. C’est pourquoi il est urgent d’intensifier la solidarité internationale des peuples en appuyant la campagne de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) lancée par la société civile de Palestine, mobilisation en constante croissance dans les pays d’Europe et d’Amérique. Lors de son assemblée générale annuelle le 9 juin dernier, l’Association québécoise des organisations de coopération internationale (AQOCI), regroupant 65 organismes, a voté à l’unanimité son appui à la campagne BDS. Ainsi, par un moyen pacifique tout à fait légitime et très efficace, nous pourrons faire entendre raison à Israël pour qu’il se conforme au droit international, mette fin à l’apartheid de la population palestinienne et se retire des territoires occupés depuis 50 ans.

Claude Lacaille

Trois-Rivières

 

 

Source: http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/opinions/201706/19/01-5109043-50-ans-doccupation-militaire-de-la-palestine-par-israel.php

Deux événements dans le cadre la Semaine contre l’apartheid israelien//Two Events as Part of Israeli Apartheid Wee

aie-2017

 

(English below)

 

Voici deux événements organisées par Tadamon! dans le cadre de la Semaine contre l’apartheid israelien 2017, une série de conférences, d’ateliers, de projections de film, de manifestations et d’événements culturels afin de souligner le campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre l’apartheid israelien:

 

1) Le profilage des arabes et musulmans au Canada: une perspective historique (le 6 mars): https://www.facebook.com/events/384903555218518/

[1]

 

2) Un atelier sur les campagnes BDS actuels et notre terrain local (le

11 mars): https://www.facebook.com/events/1353950301332025/ [2]

 

Pour plus de renseignements concernant la Semaine contre l’apartheid israelien 2017, veuillez consulter le lien suivant:

https://www.facebook.com/events/1828894424031362/ [3]

 

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Below are two events organized by Tadamon! as part of Israeli Apartheid Week 2017, a series of conferences, workshops, film screenings, demonstrations and cultural events aiming to raise awareness about the Boycott, Divestment, and Sanctions (BDS) campaign against Israeli

Apartheid:

 

1) Profiling Arabs and Muslims in Canada: A Historical Perspective (March 6th): https://www.facebook.com/events/384903555218518/ [1]

 

2) Bringing BDS Home: Current Campaigns and Our Local Terrain (March

11th): https://www.facebook.com/events/1353950301332025/ [2]

 

For more information about Israeli Apartheid Week 2017, please check out the full schedule here:

https://www.facebook.com/events/1353950301332025/ [2]

 

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PROFILING OF ARABS AND MUSLIMS IN CANADA: A HISTORICAL PERSPECTIVE Monday, March 6 at 6:30 PM Cafe Artère, 7000 Avenue du Parc (Metro Parc)

 

As part of Israeli Apartheid Week 2017, Tadamon! invites you to a panel on « Profiling of Arabs and Muslims in Canada: a Historical Perspective »

 

Our panelists will include Houda Asal, historian, and Mary Foster, activist in Montreal, to touch upon half a century of political profiling of pro-palestinian activists in the 1960s, up until the more recent scandalous security certificates, as well as half a century of grassroots political resistance, from the Canadian Arab Federation up until some of Tadamon’s campaigns.

 

Houda Asal holds a Ph. D. in History that she defended in 2011 in France, upon which is based the book « Se dire arabe au Canada : un siècle d’histoire migratoire (Identifying as Arab in Canada. A century of immigration history) », published by the Presses de l’Université de Montréal in 2016. Her research covers Arab immigration in Canada, questions of racism, islamophobia and more recent forms of discrimination in France and in Québec.

 

Mary Foster is a community organiser in Montreal who was involved in the Coalition for Justice for Adil Charkaoui, Project Fly Home, the People’s Commission Network and other community initiatives against racial profiling and the national security agenda.

 

Please note that the venue is wheelchair accessible.

Whisper translation and childcare are available upon request.

 

For more information:

 

Tadamon! Montreal

Website: www.tadamon.ca [4]

E-mail: info@tadamon.ca

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LE PROFILAGE DES ARABES ET DES MUSULMANS AU CANADA: UNE PERSPECTIVE HISTORIQUE Lundi 6 Mars, à 18h30 Café Artère, 7000 avenue du Parc (Metro Parc)

 

Dans le cadre de la Semaine contre l’Apartheid Israélien 2017, Tadamon!

vous invite à une conférence sur « Le profilage des arabes et des musulmans au Canada: une perspective historique »

 

Nos conférencières incluront Houda Asal, historienne, et Mary Foster, activiste à Montréal, pour évoquer un demi siècle de profilage politique de militants pro-palestiniens dans les années 1960 jusqu’aux scandaleux certificats de sécurité plus récents, ainsi qu’un demi siècle de résistance politique populaire, de la Fédération Canado-Arabe jusqu’à certaines campagnes récentes de Tadamon.

 

Houda Asal est titulaire d’un doctorat d’histoire soutenu en 2011 en France, dont est issu le livre « Se dire arabe au Canada : un siècle d’histoire migratoire », publié aux Presses de l’Université de Montréal en 2016. Ses champs de recherche portent sur l’immigration arabe au Canada, les questions de racisme, d’islamophobie et de discriminations plus actuelles en France et au Québec.

 

Mary Foster est une activiste de Montréal qui a été impliquée dans de nombreuses campagnes communautaires contre le profilage racial et les initiatives sécuritaires nationales comme la coalition Justice pour Adil Charkaoui, le projet Retour au Bercail, et le réseau de la Commission Populaire

 

Veuillez noter que l’événement est accessible aux usagers de fauteuils roulants.

Une service de garde et la traduction par chuchotage sont disponibles sur demande.

 

Pour plus d’information:

 

Tadamon! Montréal

Site web: www.tadamon.ca [5]

Courriel: info@tadamon.ca

 

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(–Le français suit–)

Bringing BDS Home! A workshop on Current BDS campaigns and our local terrain!

Saturday March 11th,

Concordia University, 7th floor, Hall building

 

The workshop presented by Tadamon! will focus on the understanding of the movement to end Israeli Apartheid through a comprehensive campaign of Boycott, Divestment, and Sanctions. The campaign was launched by over

170 Palestinian organizations in 2005 as an effective means to build solidarity with Palestinians and their struggle equality, justice, and dignity.

 

Since then there have been major victories through grassroots campaigns, and mobilizations. G4S a UK security company involved in Israeli Prisons was forced to end its contracts and investments in Israel.

Telecommunications giant Orange also ended its contracts in Israel under pressure from BDS campaigns in France, Tunisia, and Egypt. Students have taken the lead with divestment campaigns across North America. Though as the movement to end israeli apartheid grows, so does the repression, continued expansion of illegal settlements, and forced displacement of Palestinians.

 

The workshop will also focus on two current global BDS campaigns launched by the Boycott National Committee in Palestine, and how we can implement them locally:

 

The first is the campaign to boycott Hewlett Packard (HP), which provides and operates much of the technology infrastructure that Israel uses to maintain its system of apartheid and settler colonialism over the Palestinian people. This is a campaign that should spread accross campuses, with students, professors, unions, university departments that should question the role played by such a company in our everyday life.

 

The second is the Boycott campaign against AirBnB which is complicit in Israeli Apartheid by actively listing illegal israeli settlements on its website and supporting the settler colonial economy in occupied Palestine. Campaigns have also targeted AirBnB for its impacts on local working class communities facing an influx of tourism, and gentrification.

 

This workshop will be presented by members of Tadamon!

 

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Un atelier sur les campagnes actuelles BDS et notre terrain local!

Samedi 11 mars,

Concordia University, 7ème étage, Bâtiment Hall

 

L’atelier présenté par Tadamon! se concentrera sur le mouvement pour mettre fin à l’apartheid israélien par la campagne globale de boycott, de désinvestissement et de sanctions. La campagne a été lancée par plus de 170 organisations palestiniennes en 2005 comme un moyen efficace de renforcer la solidarité avec les Palestiniens et leur lutte pour l’égalité, la justice et la dignité.

 

Depuis lors, des campagnes de base et des mobilisations ont permi des victoires importantes. G4S, une société de sécurité britannique engagée dans les prisons israéliennes, a été forcée de mettre fin à ses contrats et à ses investissements en Israël. Le géant des télécommunications Orange a également mis fin à ses contrats en Israël sous la pression des campagnes BDS en France, en Tunisie et en Egypte. Les étudiants ont pris la tête de campagnes de désinvestissement en Amérique du Nord. En même temps que le mouvement pour mettre fin à l’apartheid israélien grandit, il en va de même de la répression, de l’expansion continue des colonies illégales et du déplacement forcé des Palestiniens.

 

L’atelier portera aussi sur deux campagnes mondiales de BDS lancées par le Comité National du Boycott en Palestine, et sur la manière de les mettre en œuvre localement:

 

La première est la campagne de boycott de Hewlett Packard (HP), qui fournit et exploite une grande partie de l’infrastructure technologique qu’Israël utilise pour maintenir son système d’apartheid et de colonisation de peuplement contre le peuple palestinien. Il s’agit d’une campagne qui devra s’étendre à travers les campus, avec les étudiants, les professeurs, les syndicats et les départements universitaires qui doivent remettre en question le rôle joué par une telle entreprise dans notre vie quotidienne.

 

La deuxième est la campagne de boycott contre AirBnB qui est complice de l’apartheid israélien en listant activement les colonies illégales israéliennes sur son site Web et en soutenant l’économie coloniale en Palestine occupée. D’autres campagnes ont également visé AirBnB pour ses impacts sur les communautés locales à bas revenu, confrontées à un afflux de tourisme, et à la gentrification.

 

Cet atelier sera présenté par des membres de Tadamon!

 

 

Links:

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[1] https://www.facebook.com/events/384903555218518/

[2] https://www.facebook.com/events/1353950301332025/

[3] https://www.facebook.com/events/1828894424031362/

[4] https://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.tadamon.ca%2F&h=ATPJUlHKgbVV8NViWT4h16PR2movZCAmaejNJBqJUVQoBANJXWcTE2NxXs4YROYavmbZYs5VCXoVKdUhgsxoe5B4qESP4a2ayW73QMvWrLjZLU4R-BQHlM9h5pFAnCGLwIU&enc=AZObK5DJBtmCdnTZ9nCwYeeOZAneYq6XLrRf2g4PcuJQsLoNRXXicpW_y1hRugr16T8&s=1

[5] https://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.tadamon.ca%2F&h=ATOU_jOBCgQKWN5bB7vgT0b5d-88axfCZL3-llQG5P7p4sQ7niyVbUZoDM6gRyKDle80wUJv44YfdgMJY7cItT_y9-KrdlB0l8HdQdZEY3npEVluN7Wby6_ld-u-GTkDkko&enc=AZOWJtJZHdr87TstsajthnVxoBFghySDJOYMVrvAZQ2WYVbMwDUDDP4DL3cVmIoHUOw&s=1

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The opening plenary of Israeli Apartheid Week (IAW) 2017 on the topic: « 100 years of Palestinian resistance against settler colonialism. »

BDS Movement

 

FREE TICKETS must be booked beforehand for entry (open to all): https://www.kclsu.org/ents/event/4228/

The opening plenary of Israeli Apartheid Week (IAW) 2017 on the topic: « 100 years of Palestinian resistance against settler colonialism. »

2017 marks 100 years since the signing of the Balfour Declaration. It also marks a 100 years of Palestinian popular struggle for justice and freedom – a struggle rooted in international resistance against state sanctioned violence and institutionalised racism everywhere. As we see the criminalisation of indigenous struggles, Black and Muslim/Arab communities, refugees and migrants – we choose to join one another in resistance.

This Israeli Apartheid Week opening plenary brings together veteran activists from the anti-apartheid struggle, Black Lives Matter and Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) in dialogue to mark our collective resistance at the current moment. To learn from each other and build our movements stronger.

Speakers:
Aja Monet – A contemporary poet, lyricist and activist of Cuban-Jamaican descent from Brooklyn, New York. A volunteer with Dream Defenders, part of the broader Movement for Black Lives.

Farid Esack – A veteran anti-apartheid activist and Professor in the Study of Islam and Head of the Department of Religion Studies at the University of Johannesburg.

Chair:
Dr Karma Nabulsi – A Professor of Politics and International Relations at Oxford University, and Fellow in Politics at St Edmund Hall, Oxford.

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Aja Monet
The youngest individual to win the legendary Nuyorican Poet’s Café Grand Slam title—Aja Monet is a Caribbean-American poet & educator from East NY, Brooklyn.

Aja Monet independently published her first book of poetry, The Black Unicorn Sings (2010). In 2012, she collaborated with poet Saul Williams on a poetry anthology entitled, Chorus: A Literary Mixtape (MTV Books/Simon & Schuster). In 2014, Aja Monet was awarded the YWCA of the City of New York’s “One to Watch Award”—an award established in honor of Monet’s work: for women under the age of 30 who exemplify the mission to empower women and eliminate racism. She was an active member of Justice League NYC, an organization created by Harry Belafonte’s Gathering for Justice, a movement to end youth incarceration and to eliminate the racial inequities in the criminal justice system. Co-founder of Smoke Signals Studio.

Aja Monet currently lives in Little Haiti, Miami and volunteers with the Dream Defenders and Community Justice Project. She spearheaded an arts & activism initiative, “Voices: Poetry for the People” that provides free poetry workshops for grassroots leaders & organizers in Florida. Her first full collection of poems is forthcoming in May 2017 on Haymarket Books entitled, “my mother was a freedom fighter.”
Farid Esack
Farid Esack is a South African Muslim liberation theologian, Professor in the Study of Islam and Head of the Department of Religion Studies at the University of Johannesburg.

Esack is known for his opposition to apartheid, his appointment by Nelson Mandela as a gender equity commissioner, and his work for interreligious dialogue.

This event is organised by KCL Action Palestine, UCL Friends of Palestine Society, LSE Palestine Society, Goldsmiths Palestine Campaign, UEL Palestine Society and SOAS Palestine Society.

Sponsored by War on Want, Palestine BDS National Committee (Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) Movement), the NUS Black Student Campaign, SOAS Palestine society and KCL Action Palestine.

More information about Israeli Apartheid Week events internationally, please visit: http://apartheidweek.org/

Le Canada doit revoir ses relations avec Israël

Apartheid israélien

Communiqué : Comité de Solidarité/Trois-Rivières/ Palestiniens et Juifs Unis (PAJU)

Pour publication immédiate

Le Canada doit revoir ses relations avec Israël.

Le 22 février 2016, à Ottawa, la Chambre des Communes adoptait dans la controverse une motion sans précédent condamnant une action pacifique citoyenne, la campagne Boycott, Désinvestissement et Sanctions ( BDS ) qui vise à contraindre l’État d’Israël à respecter le droit international et à mettre fin à l’occupation et à la colonisation de la Palestine. Le gouvernement libéral a appuyé cette motion qui désavouait le mouvement BDS comme étant raciste et antisémite.

Cette accusation est complètement déplacée et elle est utilisée à des fins d’intimidation. Les appels palestiniens au boycott ne visent ni les Juifs ni même les Israéliens en tant que tels. Ils visent seulement Israël en tant que régime colonial qui viole constamment les droits des Palestiniens et les lois internationales. Les Canadiennes et les Canadiens qui appuient BDS ne font qu’exercer un droit citoyen de façon démocratique et légitime; la campagne est d’ailleurs soutenue par nombre de personnalités et organisations juives.

Comment s’expliquer un tel blâme puisque que le gouvernement canadien, comme la majorité des pays dans le monde, ne reconnaît pas l’annexion unilatérale de Jérusalem-Est ainsi que le contrôle permanent exercé par Israël sur les territoires occupés en 1967. Le Canada affirme en outre que les colonies de peuplement israéliennes dans les territoires occupés constituent un obstacle sérieux à l’instauration d’une paix globale, juste et durable. Mais l’État d’Israël fait fi du point du vue du Canada et des Nations unies et exerce l’apartheid du peuple palestinien.

Menée à l’échelle internationale à l’initiative de la société civile palestinienne, la campagne BDS s’engage par des moyens non-violents à boycotter les produits israéliens, à mettre fin à des investissements dans des entreprises israéliennes et à faire pression pour que nos gouvernements gèlent tout accord militaire, commercial, culturel ou scientifique avec Israël.

En janvier 2014, un Partenariat stratégique Canada-Israël a été signé. La Coalition opposée au commerce des armes a documenté plus d’une cinquantaine de compagnies militaires canadiennes et québécoises qui font affaire avec Israël. Un sondage EKOS réalisé ce mois-ci révélait que les opinions des Canadiens sont en contradiction avec la politique gouvernementale à l’égard d’Israël et qui plus est, 55% des militants libéraux avaient une opinion négative du gouvernement israélien contre 22% qui avaient une opinion favorable. Pourtant le gouvernement Trudeau suit rigoureusement les politiques de Stephen Harper en ce qui concerne l’appui à Israël. Cela est inacceptable!

Depuis l’adoption de cette motion, loin de s’améliorer, la situation de la population palestinienne se détériore puisqu’on assiste à une accélération de la colonisation en territoire palestinien. Le 31 janvier dernier, le gouvernement israélien autorisait la construction de 3000 nouveaux logements dans 13 colonies juives implantées en Cisjordanie et considérées illégales par la communauté internationale. Inutile de rappeler que la bande de Gaza subit un blocus depuis neuf ans – ce qui constitue le châtiment collectif – et que la population y vit dans des conditions abominables.

Et on voudrait que les citoyens demeurent les bras croisés face à de tels gestes? Rappelons-nous que le gouvernement canadien contribua très positivement au boycott de l’Afrique du Sud, ce qui contribua à mettre fin à l’apartheid des populations noires dans ce pays. Nous invitons le Premier ministre Trudeau à s’engager sur la voie de la justice à l’égard du peuple palestinien soumis à un apartheid intolérable et à prendre ses distances avec un régime colonial répressif et raciste.

Bruce Katz, pour Palestiniens et Juifs Unis (PAJU)
Claude Lacaille, pour le Comité de Solidarité/Trois-Rivières

Trois-Rivières, le 20 février 2017

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Information : 819- 694- 0135

200 juristes européens soutiennent le mouvement BDS

200-juristes-euro-soutiennent-bds

C’est une mobilisation sans précédent en soutien au mouvement Boycott, Désengagement, Sanctions (BDS) qui a pris naissance le 10 décembre, à l’occasion de l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Quelque deux cents juristes de pays européens ont signé un texte s’élevant contre les tentatives de plus en plus fréquentes visant à faire taire le mouvement BDS. Les juristes signataires affirment leur volonté de « défendre les droits des Palestiniens en menant la campagne BDS ». Nous publions ci-dessous leur appel.

Déclaration de juristes contre les mesures adoptées par certains gouvernements

visant à proscrire le mouvement BDS

Boycott, Désengagement et Sanctions (BDS) est un mouvement global et pacifique mené par la société civile palestinienne. Il vise à forcer Israël à exécuter ses obligations en matière de droit international humanitaire et de normes internationales relatives aux droits de l’homme, telles qu’exigées par de multiples résolutions de l’ONU. Plus particulièrement, les objectifs poursuivis sont la fin de l’occupation des territoires palestiniens et syriens, la cessation de la discrimination systématique contre les Palestiniens dans les territoires palestiniens occupés et en Israël même ainsi que le retour des réfugiés palestiniens.

Le mouvement BDS s’est établi sur le modèle du mouvement antiapartheid, qui mobilisait la société civile contre l’apartheid en Afrique du Sud. Ce premier a évolué en un mouvement puissant et efficace dans la promotion des mesures visant à faire pression sur Israël pour qu’il se conforme au droit international, ainsi que dans la persuasion d’États tiers et d’entreprises commerciales pour que ces derniers s’abstiennent d’apporter leur soutien aux violations du droit international commises par Israël.

La mobilisation de la société civile pour le respect des droits de l’homme — telle qu’elle a eu lieu durant la campagne contre l’apartheid en Afrique du Sud ou encore lors du mouvement afro-américain des droits civiques aux États-Unis — n’a jamais été entravée par l’action de gouvernements étrangers. Cependant, l’efficacité de BDS a entraîné non seulement Israël, mais aussi divers États tiers, à adopter des mesures aux fins de suppression de ce mouvement.

La France, la Grande-Bretagne, le Canada et certaines assemblées législatives aux États-Unis ont adopté des lois et pris des mesures exécutives pour supprimer, proscrire, et parfois pénaliser les actions du mouvement. Ce type de mesures vise à sanctionner les individus, les entreprises ainsi que les institutions privées et publiques, qui prennent des décisions commerciales, d’investissement ou d’approvisionnement respectueuses tant de la morale que du droit.

D’autres États (notamment la Suède, les Pays-Bas et l’Irlande), bien que désapprouvant un boycott d’Israël, ont considéré que la mobilisation du mouvement BDS constituait un exercice légitime de la liberté d’expression, droit fondamental consacré en droit interne et dans les conventions internationales des droits de l’homme. Des organisations réputées de défense des droits de l’homme, notamment la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et Human Rights Watch, ont également estimé que les individus, les associations, les institutions publiques et privées ainsi que les gouvernements et les entreprises régionaux étaient fondés à promouvoir et à mettre en œuvre le mouvement BDS, exerçant ainsi leur droit fondamental à la liberté d’expression.

Les États et organisations qui considèrent que BDS exerce légitimement sa liberté d’expression ont raison. La question n’est pas de savoir si l’on approuve l’objectif ou les méthodes de BDS. Il s’agit de savoir si, afin de protéger Israël, une exception à la liberté d’expression, pierre angulaire des droits de l’homme, doit être permise. Les États prohibant le mouvement BDS compromettent ce droit fondamental. En exonérant un État en particulier de la promotion de mesures pacifiques, qui visent à obtenir sa conformité avec le droit international, ils menacent la crédibilité des droits de l’homme.

Adapté de: http://www.politis.fr/articles/2016/12/200-juristes-europeens-soutiennent-le-mouvement-bds-35948/

Distribué par  PAJU (Palestiniens et Juifs Unis)

WWW.PAJUMONTREAL.ORG

Des Juifs qui boycottent Israël

Cela fait des décennies que des Juifs manifestent devant la Maison Blanche contre le sionisme.

La campagne internationale pour le boycott d’Israël a vu le jour en Angleterre en 2006, en réaction à la politique raciste de l’État hébreu à l’égard des Palestiniens. À l’origine de cette campagne, un syndicat de professeurs d’université a demandé aux autres syndicats universitaires en Angleterre et dans le monde, lors d’une conférence tenue à la fin du mois de mai 2006, de boycotter les universités israéliennes qui ne prenaient pas position contre la politique de discrimination pratiquée à l’égard des Palestiniens par les gouvernements israéliens successifs. Il est apparu par la suite que cette campagne avait été orchestrée par le savant juif et doyen de la Faculté de biologie d’une université britannique, Steven Rose, qui était partisan d’un boycott total d’Israël, similaire à celui infligé au régime d’apartheid en Afrique du Sud, boycott qui avait entraîné la chute du régime.

Le professeur Steven Rose n’a eu de cesse de répéter que le conflit israélo-palestinien n’était pas une affaire purement israélienne mais qu’elle interpellait l’humanité entière. En effet, l’oppression et la torture pratiquées par Israël contre le peuple palestinien représentent un signe d’infamie pour l’espèce humaine. Ironie du sort : ce sont les Juifs, victimes des pires formes de torture en Europe, qui exercent cette politique contre les Palestiniens.

(15-11-2016 – Assafir, novembre 2016)

« Non au terrorisme d’État d’Israël »
Source: https://assawra.blogspot.ca/2016/11/des-juifs-qui-boycottent-israel.html

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE PAJU – PALESTINIENS ET JUIFS UNIS

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(ENGLISH VERSION FOLLOWS)

COMMUNIQUÉ DE PALESTINIENS ET JUIFS UNIS

LA VILLE DE MONTRÉAL DOIT ANNULER SA MISSION ÉCONOMIQUE EN ISRAËL

Pour diffusion immédiate

Montréal, le 26 septembre 2016

Le maire de Montréal, Denis Coderre, ainsi que le maire de Toronto, John Tory, seront en visite en Israël – et symboliquement en Cisjordanie – dans le cadre  d’une mission économique du 13 novembre au 18 novembre 2016.  Ce faisant, les maires de Montréal et de Toronto,et les groupes et les individus qui les accompagneront, dont  la Chambre de commerce de Montréal métropolitain et le Centre de commerce mondial Montréal, se rendent complices du système institutionnalisé de ségrégation dont les Palestinien.ne.s vivant en Cisjordanie et à Gaza, ainsi que les Bédouins de la région du Néguev, sont victimes.

Israël ne cesse d’agrandir les colonies illégales existantes, tout en construisant de nouvelles colonies sur des terres palestiniennes expropriées illégalement. Cette politique se maintient en faisant fi du droit international dont  les traités et conventions censés protéger les droits de la personne et des peuples, en faisant fi des résolutions des Nations Unies et en traitant les personnes qui osent critiquer ces actes inacceptables, d’« anti-sémites ».

Cette  visite des maires en Cisjordanie – il s’agit plutôt d’un petit detour symbolique –  n’est rien d’autre qu’un leurre, dont l’objectif est de faire taire toute critique de leur mission principale en Israël. Nulle part n’est-il mentionné que la Cisjordanie est un territoire palestinien occupé, colonisé et emmuré par Israël. On sait en effet que  l’économie de la Cisjordanie est prtaiquement inexistante du fait qu’Israël en a fait une prison à ciel ouvert.

 Et que dire de la situation à Gaza, qui est sous blocus depuis presque neuf ans, et dont les conditions de vie de la population ont amené l’excellente journaliste israélienne Amira Hass a qualifier Gaza de « camp de concentration »?  Nos maires, sont-ils au courant des attaques meurtrières lancées contre les civils de Gaza en 2009 et en 2014?  Savent-ils que les officiels israéliens qui vendent leurs armements aux foires militaires se vantent du fait que leurs armes ont été «testées sur le terrain», c’est-à-dire utilisées contre la population palestinienne de Gaza?  La mort de 2 000 civils palestiniens, dont 500 enfants, à Gaza en 2014 atteste de l’«efficacité» des armes israéliennes.

Récemment, 64 personnalités publiques, dont sept lauréats du prix Nobel ont lancé un appel à l’établissement d’un embargo militaire contre Israël (http://www.haaretz.com/israel-news/.premium-1.606228).  Nous adressons plusieurs questions à l’attention des citoyens de Montréal.  Monsieur le Maire Coderre, signera t-il  des contrats avec des compagnies israéliennes de sécurité  ou des ententes de formations des forces policières de Montréal par la sécurité israélienne comme ce fut le cas pour la moitié des forces policières à Ferguson, Missouri?  Le Maire Coderre, représentera t-il des compagnies, fabricants d’armements de la région de Montréal?  Quels  seront les modalités de ses échanges avec ses homologues israéliens?

Dans les faits, la Ville de Montréal ne devrait entretenir aucun lien avec un état reconnu sur la scène internationale comme étant un état d’apartheid.  La mission économique en Israël constitue un appui official à l’apartheid israélien. Elle ne devrait tout simplement pas avoir lieu.

On se souviendra que l’ancien Maire de Montréal, Jean Doré, à l’époque de la campagne de BDS (Boycotte, désinvestissement et sanctions) contre l’apartheid en Afrique du Sud, avait fait de la Ville de Montréal une ville « sans apartheid », et avait banni les relations commerciales avec les fournisseurs sud-africains.   Palestiniens et Juifs Unis (PAJU), invite le Maire Coderre à suivre les pas de Jean Doré en faisant de la Ville de Montréal encore une fois une ville « sans apartheid ».  Il faut rompre les relations commerciales avec un état qui pratique un système de ségrégation institutionnalisé, qui continue d’occuper, de coloniser et d’emmurer le people palestinien en violation du droit international, et qui méprise l’état de droit et les droits humains fondamentaux.

Nous demandons au Maire Coderre d’annuler la mission économique en Israël.

Palestiniens et Juifs Unis (PAJU)

www.pajumontreal.org

Info: (514) 582-1642

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PALESTINIAN AND JEWISH UNITY PRESS RELEASE

THE CITY OF MONTREAL MUST CANCEL ITS ECONOMIC MISSION TO ISRAEL

For immediate publication

Montreal, September 26th, 2016

 

The Mayor of Montreal, Denis Coderre and Toronto Mayor John Tory will visit Israel – and, symbolically, the West Bank – as part of an economic mission from  November 13th  to November 18th, 2016. In so doing, the mayors of Montreal and Toronto, and those individuals and groups who will accompany them, including the Montreal Chamber of Commerce and the World Trade Centre Montreal make themselves complicit with   the institutionalized system of segregation which victimizes Palestinians living in the West Bank and Gaza, as well as the Bedouin of the Negev region.

Israel incessantly expands existing illegal settlements while building new settlements on illegally expropriated Palestinian lands. This is a policy which continues to flout the treaties and conventions of international law which protect human rights and peoples,  policy which has defied more than a hundred United Nations resolutions and paints with the epithet of ‘anti-Semites’ all those who dare to criticize Israel’s unacceptable acts of violence against the Palestinian people

The visit of the mayors to the West Bank – a small symbolic detour – is nothing but smoke and mirrors, the objective of which is to deflect any criticism of their principal mission to Israel. Nowhere is it mentioned that the West Bank is occupied Palestinian territory, colonized and walled-in by Israel. It is a known fact that the economy of the West Bank is practically non-existent by virtue of the fact that Israel has converted the West Bank into an open prison.

What about the situation in Gaza, which has been under blockade for almost nine years and where the living conditions of the population have led the excellent Israeli journalist Amira Hass to call Gaza a « concentration camp »? Are our mayors aware of the deadly Israeli attacks against Palestinian civilians in Gaza in 2009 and 2014? Do they know that Israeli officials selling their arms at military fairs boast that their weapons have been « field- tested », that is to say,  » tested » on  the Palestinian population in Gaza? The deaths of  2,000 Palestinian civilians, including 500 children, in Gaza in 2014 attest to the « effectiveness » of Israeli armaments.

Recently, 64 public figures, including seven Nobel Prize laureates have called for the establishment of an arms embargo against Israel (http://www.haaretz.com/israel-news/.premium-1.606228). We bring several questions to the attention of the citizens of Montreal. Will Mayor Coderre  sign contracts with Israeli security companies, or for the training of Montreal police forces by Israeli security as was the case for half the police forces serving Ferguson, Missouri? Will Mayor Coderre  represent the interests of arms manufacturers in the Montreal area in Israel? What will be the terms and details of trade with his Israeli counterparts be?

In fact, the City of Montreal should maintain no relationship with a state recognized internationally as an apartheid state. The economic mission to Israel is official support for Israeli apartheid. It simply should not happen.

Let us recall that the former Mayor of Montreal, Jean Doré, at the time of the BDS campaign (Boycott, Divestment and Sanctions) against apartheid in South Africa, had the City of Montreal deemed an « apartheid-free  » city and banned trade relations with south African suppliers. Palestinian and Jewish Unity (PAJU) invites Mayor Coderre to follow in the footsteps of Jean Doré by making the City of Montreal an « apartheid-free » city once again. Montreal must annul trade relations with a state that practices an institutionalized system of segregation, which continues to occupy, colonize and wall-in the Palestinian people in violation of international law and which tramples on the rule of law and on basic human rights .

We demand that Mayor Coderre cancel his economic mission to Israel.

 

Palestinian and Jewish Unity (PAJU)

www.pajumontreal.org

Info: (514) 582-1642