50e anniversaire de l’occupation militaire par Israël de la Palestine

Position des Organisations de défense des droits de l’homme à l’occasion du 50e anniversaire de l’occupation militaire par Israël de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza

À l’occasion du 50e anniversaire de l’occupation par Israël de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et de la Bande de Gaza, les organisations signataires déclarent ce qui suit :

Les racines du conflit israélo-palestinien sont plus anciennes que l’occupation militaire par Israël de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza qui date de 1967. Elles remontent à 1948, voire auparavant, lorsque des centaines de milliers de Palestiniens chassés de leur domicile en Palestine sous mandat britannique se sont réfugiés en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza et dans d’autres pays du monde, notamment les pays arabes voisins.
Le droit à l’autodétermination des Palestiniens est largement reconnu par la communauté internationale, et ce en tant qu’obligation erga omnes. Ce droit va au-delà de la création d’un État palestinien sur le territoire occupé en 1967 et inclut le droit des réfugiés palestiniens à rejoindre leur domicile dont ils ont été expulsés par la force en 1948, avant et après cette date.
Depuis 1948, Israël commet des violations systématiques des droits de l’homme, dont un certain nombre relèvent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Celles-ci comprennent notamment des assassinats, la destruction de biens sans justification sur le plan militaire, l’expropriation, l’incarcération et la torture, le transfert de civils israéliens vers les territoires occupés, le pillage des ressources naturelles ainsi que de nombreuses autres exactions. Tous ces crimes ont été commis en toute impunité et leurs auteurs sont parvenus à échapper aux poursuites.
Les pratiques d’Israël sur les territoires palestiniens occupés, en particulier les colonies de peuplement et le régime qui y est associé, se font au mépris du droit international et des droits souverains inaliénables des Palestiniens. Ces pratiques sont susceptibles de relever d’une annexion de facto de la Cisjordanie occupée ; de ce fait, l’occupation militaire par Israël s’assimile à une colonisation et à un apartheid, au mépris des principes du droit international qui soulignent la nature temporaire de toute occupation militaire.
La passivité de la communauté internationale et la complicité de certains États à l’égard des crimes commis par Israël ne font que prolonger le conflit aux dépens des droits des Palestiniens, notamment des victimes directes de crimes qui attendent encore que justice soit faite.
La communauté internationale est tenue juridiquement de mettre un terme à l’occupation israélienne et d’établir la responsabilité des Israéliens qui auraient commis des crimes graves au regard du droit international. La passivité de la communauté internationale, voire le soutien qu’elle témoigne à Israël, a encouragé la « puissance d’occupation » à poursuivre ses exactions, à mépriser ses obligations juridiques au regard du droit international, et à se comporter comme un État au-dessus des lois.
Le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête préliminaire sur la situation en Palestine le 16 janvier 2015, depuis que la compétence de la CPI a été reconnue par l’État de Palestine. En 2015 et 2016, le Bureau du Procureur de la Cour a signalé qu’il avait reçu plus de 86 communications relatives à des allégations de crimes. Les États se doivent de coopérer avec l’enquête préliminaire du Bureau du Procureur de la Cour de la CPI. Étant donné la gravité des crimes concernés et le manque d’efforts authentiques pour rendre des comptes, le Bureau du Procureur se doit d’ouvrir une enquête dans les meilleurs délais pour que justice soit faite et afin de prévenir une nouvelle escalade des exactions.

La communauté internationale ne doit pas reconnaître les modifications qu’a effectuées Israël sur le terrain ni s’accommoder de pratiques qui violent les droits fondamentaux des Palestiniens et sont susceptibles de relever des crimes graves au regard du droit international.
Toute solution ou proposition de paix qui ne se traduirait pas par la mise en œuvre du droit international et des résolutions pertinentes des Nations Unies visant à permettre aux Palestiniens d’exercer leur droit à l’autodétermination, ne doit pas être reconnue par la communauté internationale. Il ne saurait y avoir de paix sans justice.

 

Source:  https://www.fidh.org/fr/regions/maghreb-moyen-orient/israel-palestine/50e-anniversaire-de-l-occupation-militaire-par-israel-de-la-palestine

 

PALESTINIENS ET JUIFS UNIS (PAJU) APPUIE LA MOTION DU BLOC QUÉBÉCOIS EN SOUTIEN À LA PALESTINE

Pour diffusion immédiate

(la version anglaise suit)

Montréal le 30 mai 2017 – PAJU appuie la motion du  Bloc québécois, laquelle appelle à la reconnaissance par le Parlement canadien de la Palestine comme état indépendent en accordance avec le droit international et la politique étrangère officielle du Canada. La motion du Bloc s’avère le soutien sans équivoque au droit du peuple palestinien à s’autodéterminer, et à l’intégrité du droit international. Notons que 136 États membres de l’Organisation des Nations Unies sur 193 États membres reconnaissent l’État palestinien. Le gouvernement canadien se trouve alors dans une position minoritaire à l’ONU, votant toujours contre toute résolution favorisant les réclamations légitimes des Palestiniens par rapport à leurs droits historiques et leur droit à l’autodétermination. La politique du gouvernement Trudeau face à la question palestinienne est indiscernable de celle du gouvernement Harper qui le précédait. Pourtant, en terme de sa politique étrangère officielle, le Canada « reconnait le droit des Palestiniens à  l’autodétermination  et appuie la création d’un État palestinien voisin souverain, indépendant, solide et démocratique. »

Bruce Katz, co-président de PAJU, ajoute : « Le Bloc québécois démontre beaucoup d’intégrité et courage morale par cette motion qui reconnait intégralement le droit du peuple palestinien à l’autodétermination. D’ailleurs, la motion du Bloc est fondée sur la notion d’une solution à Deux-États, notion à laquelle les autres partis siégeant au Parlement du Canada prêtent allégeance sans toutefois l’appuyer concrètement. Alors, si ces dites partis votent contre la motion du Bloc, cela veut dire qu’ils votent contre la solution de Deux-États, ils sont déjà contre la solution d’un seul État binational, alors quel serait leur choix : a No-State solution? Ils ne pourront quand meme pas courir en deux directions à la fois! »

La motion du Bloc coïncide avec le 50ème anniversaire de l’occupation illégale et de la colonisation de la Cisjordanie, ce qui prête davantage d’importance à  cette motion. Notons aussi que Gaza est sous blocus depuis neuf ans-un crime de châtiment collectif en droit international- et que la Palestine comprend et la Cisjordanie et Gaza. Des milliers d’Israéliens viennent de manifester à Tel Aviv à l’appui de la paix et à l’appui d’un État palestinien indépendent. PAJU exhorte tous les partis siégeant au Parlement du Canada à voter unanimement en faveur de la motion du Bloc québécois sur la Palestine, sans quoi ils continueront d’être complices de la colonisation et de l’occupation illégales des territoires palestiniens.

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Information : (514) 582-1642

www.pajumontreal.org

 

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PALESTiNIAN AND JEWISH UNITY (PAJU) SUPPORTS THE BLOC QUÉBÉCOIS MOTION IN SUPPORT OF PALESTINE

For immediate distribution

Montreal May 30, 2017 – PAJU supports the Bloc Québécois motion calling for the recognition by the Canadian Parliament of Palestine as an independent state in accordance with international law and official Canadian foreign policy. The Bloc motion is a statement of  unequivocal support for the right of the Palestinian people to self-determination and the integrity of international law. It should be noted that 136 Member States of the United Nations out of 193 Member States recognize the Palestinian state. The Canadian government is now in a minority position in the UN, still voting against any and all resolutions favoring the legitimate claims of the Palestinians in relation to their historical rights and their right to self-determination. The Trudeau government’s policy on the Palestinian issue is indistinguishable from that of the Harper government that preceded it. Yet, in terms of its official foreign policy, Canada « recognizes the right of the Palestinians to self-determination and supports the establishment of a sovereign, independent, strong and democratic neighboring Palestinian state.  »

Bruce Katz, co-president of PAJU, added: « The Bloc Québécois has demonstrated great integrity and moral courage by way of this motion, which fully recognizes the right of the Palestinian people to self-determination. In fact, the Bloc motion is based on the notion of a Two-State solution, a concept to which other parties in the Parliament of Canada  pay lip-service without actually supporting it in any concrete way. So if those parties vote against the Bloc motion, it means they are voting against the Two-State solution; they are already against the idea of a single binational state, so what would be their choice: a No- State solution? You can’t run in two directions at the same time!  »

The motion of the Bloc coincides with the 50th anniversary of the illegal occupation and colonization of the West Bank, which lends still greater weight to this motion. Also, it should be noted  that Gaza has been under blockade for nine years – the crime of collective punishment under international law- and that Palestine includes both the West Bank and Gaza. Thousands of Israelis have recently demonstrated in Tel Aviv in support of peace and support for an independent Palestinian state. PAJU urges all parties in the Parliament of Canada to vote unanimously in favor of the Bloc Québécois motion on Palestine. Otherwise, they will continue to be complicit in the illegal colonization and occupation of the Palestinian territories.

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Information : (514) 582-1642

www.pajumontreal.org

Les squelettes de Chrystia Freeland et le silence de Justin Trudeau

Le deux poids deux mesures du Canada en ce qui concerne l’antisémitisme ne cessera jamais d’étonner. Le cas de la ministre des Affaires étrangères, Madame Chrystia Freeland saute aux yeux. Si jamais une politicienne ou politicien québécois, à Québec ou à Ottawa, avait un squelette dans le placard comme celle qu’on vient de découvrir dans celui de Mme Freeland, elle aurait déjà été destituée, sinon jetée en prison.

Regardons les faits. Selon Madame Freeland, son grand-père, Michael Chomiak, était un « patriote » ukrainien et un « réfugié politique ». En août 2016, elle a dit de lui qu’il « a travaillé fort pour restaurer la liberté et la démocratie en Ukraine ». Les histoires sur son passé de collaborateur nazi, de propagandiste anti-Juif, d’adulateur de Hitler et de Goebbels seraient, selon son bureau et elle, de la propagande russe. Il faudrait regarder d’où viennent ces informations, disent-ils, prétendant que ce ne sont que des ragots provenant de sites Russes ou pro-russes.

Il ne s’agit pas ici de lui attribuer une quelconque responsabilité pour les crimes de son grand-père. Mais de là à transformer ses crimes en combat pour la liberté et la démocratie, il y a un énorme pas que le Parti Libéral du Canada et une bonne partie de la classe politique canadienne semble être prêt à franchir.

Voici comment elle décrit dans un Brookings Essay le parcours de son grand-père en mai 2015, alors qu’elle n’était pas encore députée.

« Je suis… une fière membre de la communauté canado-ukrainienne. Mes grands parents maternels (Chomiak) ont fui l’ouest de l’Ukraine après la signature par Hitler et Staline du pacte de non-agression en 1939. Ils n’ont jamais osé y retourner, mais ils ont gardé un contact étroit avec leurs frères et sœurs et leurs familles qui y sont restés. Pour le reste de leur vie, mes grands parents se voyaient comme des exilés politiques ayant la responsabilité de maintenir en vie l’idée d’une Ukraine indépendante, qui avait existé brièvement pendant et après le chaos de la révolution russe de 1917. Ce rêve a persisté, dans la génération suivante et, dans certains cas, dans la troisième génération. »

Il s’agit là d’un mensonge éhonté et ce n’est pas une source russe qui nous le dit. Mais d’abord les archives de l’Alberta (p. 14) et sa propre famille.

« Chomiak, Michael, fonds

Date Range: 1919-1983

En 1928, à titre de journaliste, il a commencé à travailler au quotidien Dilo, et de 1934 à 1939, il était membre du comité éditorial. Pendant l’occupation nazie, il était rédacteur de Krakivski Visti, publié d’abord à Cracovie et après à Vienne. La famille Chomiak a immigré au Canada en 1948. Après une brève période de travail manuel, Michael Chomiak a trouvé un emploi chez Sherritt Gordon Mines Limited à Fort Saskatchewan, en Alberta. Il y est resté jusqu’à la retraite. »

Krakivski Visti n’était pas n’importe quel journal : c’était, comme l’indique le musée de l’Holocauste de Los Angeles, un « journal collaborationniste ukrainien ». La publication a commencé dès le début de l’occupation allemande en 1940. Il a pu voir le jour parce que, avec le soutien allemand, il prit les équipements d’une maison d’édition appartenant jusque-là à des Juifs qui avaient été chassés conformément à la politique d’aryanisation (transfert de propriété de Juifs vers des non Juifs). Les anciens propriétaires juifs ont été transportés au camp de concentration Belzec où ils sont morts. Et si le grand-père de Madame Freeland a déménagé à Cracovie et à Vienne, c’était parce que les Nazis se faisaient chasser de ces régions par l’Armée rouge. Mais le journal, dont il était rédacteur, a continué à être le porte-parole en ukrainien de Joseph Goebbels et de Hitler et des pires attaques antisémites, particulièrement à partir de 1943.

Madame Freeland savait-elle que son grand-père était un collaborateur nazi? Le Globe & Mailnous informe qu’elle le savait depuis plus de 20 ans. En fait, son oncle, John-Paul Himka, un universitaire, a remercié Mme Freeland pour son aide dans un article publié en 1996 sur la relation entre les Ukrainiens et les Juifs qui décrit clairement le rôle de collaborateur nazi du grand-père.

Mais on ne peut pas dire que le Parti libéral du Canada n’a pas de la suite dans les idées. En effet, dans la période d’après guerre, le gouvernement du Canada – encore les Libéraux – comme le gouvernement américain recrutaient activement d’anciens Nazis et d’anciens collaborateurs pour les aider dans la prochaine guerre qu’ils préparaient contre l’Union Soviétique. C’est probablement dans ce cadre que le collaborateur Michael Chomiak et sa famille sont arrivés en 1948.

Aujourd’hui, le gouvernement du Parti libéral se fait provocateur et belliqueux avec la Russie. Et la nomination d’un ministre aux Affaires étrangères d’une personne animée par une telle virulence antirusse fait partie de cette provocation.

Aussi, le silence du premier ministre Trudeau et le refus de lui demander à Mme Freeland de se récuser pour avoir menti sur le passé collaborationniste de son grand-père démontrent une insensibilité inouïe à l’égard des millions de victimes juives et non juives des Nazis.

Robin Pbilpot

Source:http://www.mondialisation.ca/les-squelettes-de-chrystia-freeland-et-le-silence-de-justin-trudeau/5578750

Deux événements dans le cadre la Semaine contre l’apartheid israelien//Two Events as Part of Israeli Apartheid Wee

aie-2017

 

(English below)

 

Voici deux événements organisées par Tadamon! dans le cadre de la Semaine contre l’apartheid israelien 2017, une série de conférences, d’ateliers, de projections de film, de manifestations et d’événements culturels afin de souligner le campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre l’apartheid israelien:

 

1) Le profilage des arabes et musulmans au Canada: une perspective historique (le 6 mars): https://www.facebook.com/events/384903555218518/

[1]

 

2) Un atelier sur les campagnes BDS actuels et notre terrain local (le

11 mars): https://www.facebook.com/events/1353950301332025/ [2]

 

Pour plus de renseignements concernant la Semaine contre l’apartheid israelien 2017, veuillez consulter le lien suivant:

https://www.facebook.com/events/1828894424031362/ [3]

 

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Below are two events organized by Tadamon! as part of Israeli Apartheid Week 2017, a series of conferences, workshops, film screenings, demonstrations and cultural events aiming to raise awareness about the Boycott, Divestment, and Sanctions (BDS) campaign against Israeli

Apartheid:

 

1) Profiling Arabs and Muslims in Canada: A Historical Perspective (March 6th): https://www.facebook.com/events/384903555218518/ [1]

 

2) Bringing BDS Home: Current Campaigns and Our Local Terrain (March

11th): https://www.facebook.com/events/1353950301332025/ [2]

 

For more information about Israeli Apartheid Week 2017, please check out the full schedule here:

https://www.facebook.com/events/1353950301332025/ [2]

 

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PROFILING OF ARABS AND MUSLIMS IN CANADA: A HISTORICAL PERSPECTIVE Monday, March 6 at 6:30 PM Cafe Artère, 7000 Avenue du Parc (Metro Parc)

 

As part of Israeli Apartheid Week 2017, Tadamon! invites you to a panel on « Profiling of Arabs and Muslims in Canada: a Historical Perspective »

 

Our panelists will include Houda Asal, historian, and Mary Foster, activist in Montreal, to touch upon half a century of political profiling of pro-palestinian activists in the 1960s, up until the more recent scandalous security certificates, as well as half a century of grassroots political resistance, from the Canadian Arab Federation up until some of Tadamon’s campaigns.

 

Houda Asal holds a Ph. D. in History that she defended in 2011 in France, upon which is based the book « Se dire arabe au Canada : un siècle d’histoire migratoire (Identifying as Arab in Canada. A century of immigration history) », published by the Presses de l’Université de Montréal in 2016. Her research covers Arab immigration in Canada, questions of racism, islamophobia and more recent forms of discrimination in France and in Québec.

 

Mary Foster is a community organiser in Montreal who was involved in the Coalition for Justice for Adil Charkaoui, Project Fly Home, the People’s Commission Network and other community initiatives against racial profiling and the national security agenda.

 

Please note that the venue is wheelchair accessible.

Whisper translation and childcare are available upon request.

 

For more information:

 

Tadamon! Montreal

Website: www.tadamon.ca [4]

E-mail: info@tadamon.ca

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LE PROFILAGE DES ARABES ET DES MUSULMANS AU CANADA: UNE PERSPECTIVE HISTORIQUE Lundi 6 Mars, à 18h30 Café Artère, 7000 avenue du Parc (Metro Parc)

 

Dans le cadre de la Semaine contre l’Apartheid Israélien 2017, Tadamon!

vous invite à une conférence sur « Le profilage des arabes et des musulmans au Canada: une perspective historique »

 

Nos conférencières incluront Houda Asal, historienne, et Mary Foster, activiste à Montréal, pour évoquer un demi siècle de profilage politique de militants pro-palestiniens dans les années 1960 jusqu’aux scandaleux certificats de sécurité plus récents, ainsi qu’un demi siècle de résistance politique populaire, de la Fédération Canado-Arabe jusqu’à certaines campagnes récentes de Tadamon.

 

Houda Asal est titulaire d’un doctorat d’histoire soutenu en 2011 en France, dont est issu le livre « Se dire arabe au Canada : un siècle d’histoire migratoire », publié aux Presses de l’Université de Montréal en 2016. Ses champs de recherche portent sur l’immigration arabe au Canada, les questions de racisme, d’islamophobie et de discriminations plus actuelles en France et au Québec.

 

Mary Foster est une activiste de Montréal qui a été impliquée dans de nombreuses campagnes communautaires contre le profilage racial et les initiatives sécuritaires nationales comme la coalition Justice pour Adil Charkaoui, le projet Retour au Bercail, et le réseau de la Commission Populaire

 

Veuillez noter que l’événement est accessible aux usagers de fauteuils roulants.

Une service de garde et la traduction par chuchotage sont disponibles sur demande.

 

Pour plus d’information:

 

Tadamon! Montréal

Site web: www.tadamon.ca [5]

Courriel: info@tadamon.ca

 

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(–Le français suit–)

Bringing BDS Home! A workshop on Current BDS campaigns and our local terrain!

Saturday March 11th,

Concordia University, 7th floor, Hall building

 

The workshop presented by Tadamon! will focus on the understanding of the movement to end Israeli Apartheid through a comprehensive campaign of Boycott, Divestment, and Sanctions. The campaign was launched by over

170 Palestinian organizations in 2005 as an effective means to build solidarity with Palestinians and their struggle equality, justice, and dignity.

 

Since then there have been major victories through grassroots campaigns, and mobilizations. G4S a UK security company involved in Israeli Prisons was forced to end its contracts and investments in Israel.

Telecommunications giant Orange also ended its contracts in Israel under pressure from BDS campaigns in France, Tunisia, and Egypt. Students have taken the lead with divestment campaigns across North America. Though as the movement to end israeli apartheid grows, so does the repression, continued expansion of illegal settlements, and forced displacement of Palestinians.

 

The workshop will also focus on two current global BDS campaigns launched by the Boycott National Committee in Palestine, and how we can implement them locally:

 

The first is the campaign to boycott Hewlett Packard (HP), which provides and operates much of the technology infrastructure that Israel uses to maintain its system of apartheid and settler colonialism over the Palestinian people. This is a campaign that should spread accross campuses, with students, professors, unions, university departments that should question the role played by such a company in our everyday life.

 

The second is the Boycott campaign against AirBnB which is complicit in Israeli Apartheid by actively listing illegal israeli settlements on its website and supporting the settler colonial economy in occupied Palestine. Campaigns have also targeted AirBnB for its impacts on local working class communities facing an influx of tourism, and gentrification.

 

This workshop will be presented by members of Tadamon!

 

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Un atelier sur les campagnes actuelles BDS et notre terrain local!

Samedi 11 mars,

Concordia University, 7ème étage, Bâtiment Hall

 

L’atelier présenté par Tadamon! se concentrera sur le mouvement pour mettre fin à l’apartheid israélien par la campagne globale de boycott, de désinvestissement et de sanctions. La campagne a été lancée par plus de 170 organisations palestiniennes en 2005 comme un moyen efficace de renforcer la solidarité avec les Palestiniens et leur lutte pour l’égalité, la justice et la dignité.

 

Depuis lors, des campagnes de base et des mobilisations ont permi des victoires importantes. G4S, une société de sécurité britannique engagée dans les prisons israéliennes, a été forcée de mettre fin à ses contrats et à ses investissements en Israël. Le géant des télécommunications Orange a également mis fin à ses contrats en Israël sous la pression des campagnes BDS en France, en Tunisie et en Egypte. Les étudiants ont pris la tête de campagnes de désinvestissement en Amérique du Nord. En même temps que le mouvement pour mettre fin à l’apartheid israélien grandit, il en va de même de la répression, de l’expansion continue des colonies illégales et du déplacement forcé des Palestiniens.

 

L’atelier portera aussi sur deux campagnes mondiales de BDS lancées par le Comité National du Boycott en Palestine, et sur la manière de les mettre en œuvre localement:

 

La première est la campagne de boycott de Hewlett Packard (HP), qui fournit et exploite une grande partie de l’infrastructure technologique qu’Israël utilise pour maintenir son système d’apartheid et de colonisation de peuplement contre le peuple palestinien. Il s’agit d’une campagne qui devra s’étendre à travers les campus, avec les étudiants, les professeurs, les syndicats et les départements universitaires qui doivent remettre en question le rôle joué par une telle entreprise dans notre vie quotidienne.

 

La deuxième est la campagne de boycott contre AirBnB qui est complice de l’apartheid israélien en listant activement les colonies illégales israéliennes sur son site Web et en soutenant l’économie coloniale en Palestine occupée. D’autres campagnes ont également visé AirBnB pour ses impacts sur les communautés locales à bas revenu, confrontées à un afflux de tourisme, et à la gentrification.

 

Cet atelier sera présenté par des membres de Tadamon!

 

 

Links:

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[1] https://www.facebook.com/events/384903555218518/

[2] https://www.facebook.com/events/1353950301332025/

[3] https://www.facebook.com/events/1828894424031362/

[4] https://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.tadamon.ca%2F&h=ATPJUlHKgbVV8NViWT4h16PR2movZCAmaejNJBqJUVQoBANJXWcTE2NxXs4YROYavmbZYs5VCXoVKdUhgsxoe5B4qESP4a2ayW73QMvWrLjZLU4R-BQHlM9h5pFAnCGLwIU&enc=AZObK5DJBtmCdnTZ9nCwYeeOZAneYq6XLrRf2g4PcuJQsLoNRXXicpW_y1hRugr16T8&s=1

[5] https://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.tadamon.ca%2F&h=ATOU_jOBCgQKWN5bB7vgT0b5d-88axfCZL3-llQG5P7p4sQ7niyVbUZoDM6gRyKDle80wUJv44YfdgMJY7cItT_y9-KrdlB0l8HdQdZEY3npEVluN7Wby6_ld-u-GTkDkko&enc=AZOWJtJZHdr87TstsajthnVxoBFghySDJOYMVrvAZQ2WYVbMwDUDDP4DL3cVmIoHUOw&s=1

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news mailing list

news@tadamon.ca

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Pourquoi les colonies de Jérusalem-Est sont-elles controversées?

PAJU (Palestiniens et Juifs Unis) No 837 le 24 février 2017

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Understanding the key question about Trump’s Israel agenda

(Titre original)

Traduction de PAJU (Palestiniens et Juifs Unis/Palestinian and Jewish Unity)

Les Palestiniens veulent établir leur future capitale à Jérusalem-Est, tandis qu’Israël considère toute la ville comme sa capitale. Alors que la partie occidentale de la ville est presque entièrement peuplée par les juifs, la partie orientale, historiquement, a été la maison des Arabes. Depuis la guerre israélo-arabe de 1967, les juifs ont commencé à s’installer sur ce territoire, bien que selon le droit international, les colonies dans la région (ainsi que la Cisjordanie et les hauteurs du Golan) soient considérées comme illégales. Le Conseil de sécurité des Nations-Unies a dénoncé en décembre dernier la construction israélienne de colonies dans un territoire occupé par les Palestiniens et considéré cette mesure comme une violation flagrante de celle-ci. Les États-Unis, alors sous la direction de Barack Obama, se sont abstenus de voter, un mouvement considéré globalement comme une approbation de la résolution.
Pourquoi certains projets ont-ils été approuvés? Le moment de l’annonce de ces nouvelles constructions quelques jours seulement après l’investiture de M. Trump en tant que président, est significatif. « Les règles du jeu ont changé avec l’arrivée de Donald Trump en tant que président », a déclaré le maire adjoint de Jérusalem Meir Turgeman à l’Agence France-Presse. Dernièrement, dans une déclaration, M. Netanyahu a affirmé : « Nous pouvons construire où nous voulons et autant que nous le voulons. » En effet, l’an dernier, M. Trump en campagne électorale s’est dit le meilleur ami d’Israël » et a promis de tracer une nouvelle voie dans les relations américano-israéliennes. Après le vote de l’ONU, M. Trump a déclaré dans un tweet : « Restez fort en Israël, le 20 janvier approche! » Le choix controversé de David Friedman comme ambassadeur américain, lui a publiquement déclaré à plusieurs reprises qu’il est en faveur de la colonisation israélienne dans le territoire occupé, va dans ce sens.

 

Source: http://Http://www.theglobeandmail.com/news/world/us-politics/understanding-the-key-questions-about-trumps-israel-agenda/article33699811/

The opening plenary of Israeli Apartheid Week (IAW) 2017 on the topic: « 100 years of Palestinian resistance against settler colonialism. »

BDS Movement

 

FREE TICKETS must be booked beforehand for entry (open to all): https://www.kclsu.org/ents/event/4228/

The opening plenary of Israeli Apartheid Week (IAW) 2017 on the topic: « 100 years of Palestinian resistance against settler colonialism. »

2017 marks 100 years since the signing of the Balfour Declaration. It also marks a 100 years of Palestinian popular struggle for justice and freedom – a struggle rooted in international resistance against state sanctioned violence and institutionalised racism everywhere. As we see the criminalisation of indigenous struggles, Black and Muslim/Arab communities, refugees and migrants – we choose to join one another in resistance.

This Israeli Apartheid Week opening plenary brings together veteran activists from the anti-apartheid struggle, Black Lives Matter and Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) in dialogue to mark our collective resistance at the current moment. To learn from each other and build our movements stronger.

Speakers:
Aja Monet – A contemporary poet, lyricist and activist of Cuban-Jamaican descent from Brooklyn, New York. A volunteer with Dream Defenders, part of the broader Movement for Black Lives.

Farid Esack – A veteran anti-apartheid activist and Professor in the Study of Islam and Head of the Department of Religion Studies at the University of Johannesburg.

Chair:
Dr Karma Nabulsi – A Professor of Politics and International Relations at Oxford University, and Fellow in Politics at St Edmund Hall, Oxford.

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Aja Monet
The youngest individual to win the legendary Nuyorican Poet’s Café Grand Slam title—Aja Monet is a Caribbean-American poet & educator from East NY, Brooklyn.

Aja Monet independently published her first book of poetry, The Black Unicorn Sings (2010). In 2012, she collaborated with poet Saul Williams on a poetry anthology entitled, Chorus: A Literary Mixtape (MTV Books/Simon & Schuster). In 2014, Aja Monet was awarded the YWCA of the City of New York’s “One to Watch Award”—an award established in honor of Monet’s work: for women under the age of 30 who exemplify the mission to empower women and eliminate racism. She was an active member of Justice League NYC, an organization created by Harry Belafonte’s Gathering for Justice, a movement to end youth incarceration and to eliminate the racial inequities in the criminal justice system. Co-founder of Smoke Signals Studio.

Aja Monet currently lives in Little Haiti, Miami and volunteers with the Dream Defenders and Community Justice Project. She spearheaded an arts & activism initiative, “Voices: Poetry for the People” that provides free poetry workshops for grassroots leaders & organizers in Florida. Her first full collection of poems is forthcoming in May 2017 on Haymarket Books entitled, “my mother was a freedom fighter.”
Farid Esack
Farid Esack is a South African Muslim liberation theologian, Professor in the Study of Islam and Head of the Department of Religion Studies at the University of Johannesburg.

Esack is known for his opposition to apartheid, his appointment by Nelson Mandela as a gender equity commissioner, and his work for interreligious dialogue.

This event is organised by KCL Action Palestine, UCL Friends of Palestine Society, LSE Palestine Society, Goldsmiths Palestine Campaign, UEL Palestine Society and SOAS Palestine Society.

Sponsored by War on Want, Palestine BDS National Committee (Boycott, Divestment and Sanctions (BDS) Movement), the NUS Black Student Campaign, SOAS Palestine society and KCL Action Palestine.

More information about Israeli Apartheid Week events internationally, please visit: http://apartheidweek.org/

2016 : une année parmi les plus meurtrières pour les jeunes Palestiniens des territoires occupés

Bulletin # 768

L’année 2016 restera comme l’année au cours de laquelle Israël a tué le plus de mineurs au cours de la dernière décennie en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. C’est ce que nous apprend le rapport de l’organisation non gouvernementale « Defence for Children International-Palestine » (DCIP) publié la semaine dernière. Selon ce dernier, ce ne sont pas moins de trente-et-un jeunes Palestiniens qui ont été tués par l’armée israélienne cette année. Le dernier en date, Farid Ziyad Atta al-Bayed, était à peine âgé de quinze ans. Il est décédé le 23 décembre après 69 jours de coma. Faris avait été blessé le 15 octobre dernier lors d’affrontements avec l’armée survenus dans le camp de réfugiés de Jalazoun, non loin de Ramallah. Lire la suite