Déclaration pour une Cité sans frontières

En soutien et en solidarité avec les migrantEs vivant au Canada, victimes de discriminations de toute sorte, PAJU – Palestiniens et Juifs Unis se porte signataire de la Déclaration suivante.

[Nous invitons les organisations et les groupes à discuter cette déclaration collective et à la signer. Si votre organisation veut signer cette déclaration, ou a besoin plus de renseignements (incluant une présentation par les membres de Solidarité sans frontières) écrivez-nous. Si vous souhaitez vous impliquer plus directement dans la campagne Cité sans frontières, contactez-nous: solidaritesansfrontieres@gmail.com ! Vous pouvez télécharger la déclaration ICI.]

http://www.solidarityacrossborders.org/fr/solidarity-city/solidarity-city-declaration

Pour des milliers de migrant-e-s sans papiers vivant au Canada, des villes comme Montréal, Toronto et Vancouver sont de véritables ateliers de misère. Les migrant-e-s et les réfugié-e-s occupent les emplois les plus précaires et les plus dangereux. L’économie canadienne ne peut survivre sans cette main-d’œuvre aisément exploitable et hyper-vulnérable en raison du statut permanent dont ces personnes sont privées et en raison de la menace de déportation qui pèsent sur elles.

Pour que le capital profite de leur travail, les migrant-e-s sans papiers sont maintenu-e-s de force dans un état d’extrême vulnérabilité et privé-e-s de l’accès aux services essentiels et aux droits socio-économiques fondamentaux. Ce véritable système d’apartheid se maintient en place à coups de lois et de réglementations, mais aussi à force de crainte d’être découvert-e-s et déporté-e-s.

Tout le monde devrait avoir accès aux soins de santé, à l’éducation, au logement social, aux banques alimentaires, à l’aide financière aux chômeurs et chômeuses et à toute forme de protection sociale, peu importe son statut migratoire. Les normes du travail et les droits humains devraient être accessibles à toutes et tous sans exception.

Alors que les capitaux et les grandes entreprises franchissent les frontières plus facilement que jamais, ces mêmes frontières deviennent de plus en plus meurtrières pour des milliards d’êtres humains à travers le monde. « Cité sans frontières » est le nom de notre résistance à cette réalité et le nom du projet visant à faire de nos milieux de vie non plus des lieux de discrimination et d’exploitation à caractère raciste mais des espaces d’entraide, de soutien et de solidarité.

Afin de rendre concrète cette résistance, nous demandons aux organisations et aux centres communautaires, aux syndicats et aux organismes de défense de droits, aux écoles et aux institutions d’enseignement, aux centres de services sociaux et de soins de santé, aux banques alimentaires, aux centres d’hébergement et autres refuges, aux coopératives d’habitation et aux organismes de logement social, enfin à toute organisation et à toute personne de s’engager à fournir des services à toutes et tous, sans égard au statut d’immigration. En signant la présente déclaration, nous faisons un premier geste visant à manifester symboliquement et publiquement cet engagement.

De plus, en endossant cette déclaration collective, nous appuyons publiquement la campagne Un statut pour tous et toutes qui revendique la fin des déportations et des détentions des migrant-e-s, ainsi qu’un programme continu et complet de régularisation pour tous les sans-papiers vivant au Canada.

 

Les organismes fournissant des services s’engagent:

•    à ne jamais demander d’information à propos du statut d’immigration ;
    •    à traiter de façon strictement confidentielle les informations concernant les statuts d’immigration qu’ils posséderaient déjà et à ne les partager d’aucune manière avec les autorités et les agences gouvernementales ;
    •    à ne pas exiger de frais sur la base du statut d’immigration ;
    •    à mettre en œuvre une politique de non-coopération avec l’Agence des services frontaliers, notamment en refusant leur présence dans leurs lieux ;
    •    à s’assurer que toute personne travaillant chez eux et dans leur communauté ait accès aux normes de travail et aux autres droits humains, peu importe son statut migratoire.

À la peur, à l’isolement, à la division et à la précarité, nous répondons par l’entraide, le soutien, la solidarité et l’action directe.

 

SOLIDARITÉ SANS FRONTIÈRES

http://www.solidaritesansfrontieres.org
438-933-7654 – solidaritesansfrontieres@gmail.com

Cette déclaration est endossée et signée par:

* Solidarité sans frontières (SSF) / Solidarity Across Borders (SAB)
* Apatrides anonymes
* Artivistic
* Assemblée populaire et autonome de Hochelaga-Maisonneuve (APAQ-Hochelaga-Maisonneuve)
* Assemblée populaire et autonome de Montréal (APAQ-Montréal)
* Assemblée populaire et autonome de Villeray (APAQ-Villeray)
* Association pour la liberté d’expression
* Association de locataires de Villeray (ALV)
* Syndicat des employé-e-s occasionnel-le-s de l’Université McGill (SEOUM)/Association of McGill University Support Employees (AMUSE)
* La Belle Époque
* Cactus Montréal
* Café l’Artère
* Centre communautaire des femmes sud-asiatiques (CCFSA)/South Asian Women’s Community Centre (SAWCC)
* Centre d’éducation et d’action des femmes de Montréal (CÉAF)
* Centre des femmes d’ici et d’ailleurs (CFIA)
* Centre des femmes italiennes de Montréal / Changement de nom pour le Centre des femmes solidaires et engagées
* Centre des femmes de Verdun
* Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI)/Immigrant Workers Centre (IWC)
* Centre d’orientation paralégale et sociale pour immigrants (COPSI)
* Centre québécois de formation pour les jeunes en matière de droits humains (CQF)
* Centre social autogéré de Pointe Saint-Charles
* L’Ensemble de l’insurrection chaotique/Chaotic Insurrection Ensemble
* Coalition des familles LGBT (CF-LGBT)
* Collectif opposé à la brutalité policière (COBP)/Collective Opposed to Police Brutality
* Comité d’Action de Parc-Extension (CAPE)
* Comité d’aide aux réfugiés (CAR)/Committee to Aid Refugees (CAR)
* Comité BAIL
* Comité citoyen de Parc-Extension
* Comité Libertad
* Comité logement Ahuntsic-Cartierville
* Comité logement de la Petite Patrie
* Comité logement du Plateau Mont-Royal  (CLPMR)
* Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL)
* Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM)-CSN
* Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC)
* Coopérative d’habitation Le Peuplier de Pointe-Saint-Charles
* Coopérative d’habitation Port d’attache (Parc Extension)
* Dignidad Migrante
* Fédération des coopératives d’habitation intermunicipale du Montréal métropolitain (FECHIMM)
* Fédération des femmes du Québec (FFQ)
* Fédération du Québec pour le planning des naissances (FQPN)
* Femmes du monde à Côte-des-Neiges
* Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)
* Infologis de l’Est de l’Île de Montréal
* Laboratoire de recherche en relations interculturelles de l’Université de Montréal (LABRRI)
* Médecins du Monde
* Médi@s Libres – Collectif de médias alternatifs
* Mexicain.e.s uni.e.s pour la régularisation (MUR)
* Mouvement Action Justice (MAJ)
* La Patate du Peuple/People’s Potato
* Personne n’est illégal-Montréal/No One Is Illegal-Montreal
* P.O.P.I.R. – Comité Logement
* Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC)
* Groupe de recherche d’intérêt public-Concordia (GRIP-Concordia)/Quebec Public Interest Research Group-Concordia (QPIRG-Concordia)
* Groupe de recherche d’intérêt public-McGill (GRIP-McGill)/Quebec Public Interest Research Group-McGill (QPIRG-McGill)
* Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ)
* Regroupement des cuisines collectives du Québec (RCCQ)
* Réseau de la Commission populaire/People’s Commission Network
* Réseau Koumbit
* Services juridiques communautaires de Pointe-Saint-Charles et Petite-Bourgogne
* Le Réseau de Solidarité du Sud-Ouest/Southwest Solidarity Network
* Stella, l’amie de Maimie
* Syndicat des auxiliaires de recherche et d’enseignement de Concordia (SAREC)/Teaching and Research Assistants at Concordia (TRAC)
* Syndicat des étudiant-e-s employé-e-s de l’UQÀM (SÉTUE)
* Syndicat industriel des travailleurs et des travailleuses-Montréal (SITT-Montréal)/Industrial Workers of the World-Montreal (IWW-Montreal)
* Tadamon!

Source: http://www.solidarityacrossborders.org/fr/solidarity-city/solidarity-city-declaration

Islamophobie ambiante au Québec : amalgame et confusion

La distinction entre l’islamophobie et l’islamisme est importante. Mariam Hassoui donne ici quelques caractéristiques dont nous endossons l’analyse qui les distinguent.

 

En réponse à Yolande Geadah à propos de son article intitulé : Islamophobie et islamisme : entre déni et alarmisme, publié le 12 mars 2017.

L’auteure est chargée de cours en sociologie à l’UQAM

Je commencerai par le titre même du texte d’opinion de madame Geadah. S’il y a un alarmisme à dénoncer, je crois que c’est le sien qui fait des amalgames dangereux entre islamophobie et islamisme.

Pour commencer, il ne faut pas confondre la haine à l’endroit des musulmans et le radicalisme religieux. L’islamophobie est une haine dirigée contre les musulmans. L’islamisme est une interprétation radicale de l’islam. Ce que visiblement madame Geadah ne semble pas comprendre. On peut être contre l’islamophobie et contre l’islamisme.

Dans son premier paragraphe, je cite : « le présumé auteur de la menace qui visait les lieux de rassemblement d’étudiants musulmans à Concordia serait lui-même musulman ». Curieusement, pourquoi insiste-t-elle sur le fait qu’il soit musulman ? Comme si un musulman ne pouvait pas être islamophobe… C’est vrai, j’oubliais que les « autres » doivent être irréprochables.

En parlant du mouvement de solidarité des Québécois, elle espère que cela « saura calmer ces peurs et démontrer sans équivoque l’exagération de la menace d’agressions islamophobes ». Primo où est le caractère équivoque ? Six personnes ont été tuées parce qu’elles étaient musulmanes, c’est limpide. Pour voir plus clair, voici d’autres exemples :

- La mosquée à Pointe-Saint-Charles a été vandalisée à 2 reprises, en février et en janvier 2017.

- La mosquée de Québec a aussi été vandalisée, c’est celle-là même qui a reçu une tête de cochon. Elle a subi deux actes de vandalisme en moins de 24 heures en 2015. En 2014, des messages haineux avaient été inscrits sur ses murs.

- Une mosquée de l’est de Montréal, la mosquée Tawuba, a aussi subi des actes de vandalisme en février 2017.

- En 2013, ce qui ressemble à du sang a été versé à l’entrée de la mosquée de Saguenay. Une lettre a été laissée. Voici un extrait : « Cette mosquée est baptisée avec du sang de porc frais du Québec », « intégrez-vous ou rentrez chez vous », et « non à l’islam ».

- En 2014, c’est un commerçant, la boucherie halal Tiba, qui a retrouvé deux impacts de balles dans sa vitrine.

- Encore en 2014, la vitre de façade du Centre Communautaire Islamique Assahaba sur la rue Bélanger a été fracassée par une pierre et il y a eu une tentative d’incendie avec un cocktail Molotov.

- En 2015, une attaque contre l’école musulmane de Montréal : six vitres ont été brisées.

- En 2013, c’est au tour du Hammam & Spa Andalusi d’être vandalisé.

La liste est longue ! Mais il ne faut pas s’alarmer, c’est une exagération, nous assure madame Geadah ! C’est comme avoir un cheveu dans l’œil et prétendre voir clair.

Maintenant, parlons des actes haineux, violents et méprisants à l’endroit des individus musulmans, ce qu’on appelle de l’islamophobie. Voici quelques exemples. On se souvient de l’épisode de cette femme qui est morte étranglée par son foulard islamique pris dans l’engrenage des escaliers roulants d’un métro de Montréal, en 2014. Qu’avons-nous entendu à son propos ? « Elle avait juste a pas porter de voile », et bien d’autres propos haineux selon le SPVM. Une autre victime en 2015, une femme enceinte, en chemin pour aller chercher sa fille à l’école, deux adolescents se sont approchés d’elle, ils ont agrippé sont hijab et l’on fait tomber.

Lors d’une enquête que j’ai réalisée à Montréal en 2015, auprès de 26 femmes qui portent le foulard islamique, pour la majorité d’entre elles, les insultes et les regards méprisants sont un lot quotidien quand elles mettent le pied en dehors de chez elles. Se faisant traiter de salope, de terroriste, de chienne d’arabe, se faisant cracher dessus. Dans un parc, un chien est lancé par son maitre aux trousses de l’une d’elles. Deux femmes sur les 26 se sont fait menacer de viol… Et j’en passe.

Depuis le 30 janvier 2017, la police a compté 30 crimes haineux. Si on veut parler de mesure, en voilà une réelle. Ici, on parle de cas recensés à partir des cas d’agressions avérées, imaginons ce que ça doit être dans la réalité ! Que dire de tous ces messages islamophobes sur les réseaux sociaux, on n’arrive même plus à les compter tellement il y en a.

Je ne crois pas que madame Geadah ait pris la juste mesure.

Plus loin, elle nous donne encore son opinion sur les raisons du crime à Québec : c’est la faute au wahhabisme et aux accommodements raisonnables, dit-elle. Même si l’idéologie de certains musulmans est le wahhabisme, et qu’il pourrait s’agir d’une interprétation extrême de l’islam, cela justifierait aux yeux de madame Geadah qu’on tue, qu’on vandalise, qu’on violente et qu’on hait les musulmans ? En ce qui concerne les accommodements raisonnables, madame Geadah prétend qu’ils nourrissent l’islamophobie. Il faut m’expliquer comment le fait de protéger des droits des minorités joue contre elles. C’est comme si on disait aux juifs, c’est le fait qu’on vous ait accordé des accommodements qui fait que vous êtes victimes d’antisémitisme. Ou encore aux Afro-américains, c’est depuis que des droits vous ont été accordés que vous êtes victimes de racisme ! Quelle logique absurde !

Selon elle, la solution c’est une charte de la laïcité mieux « ficelée ». Non, la solution n’est pas la Charte de la laïcité, mais justement la lutte contre le racisme, la haine, la peur et la stigmatisation des musulmans et musulmanes qu’alimente la Charte ! C’est comme si on disait, pour ne pas créer de frustration chez les pauvres petits racistes, pour ne pas les offenser par la vue d’un voile islamique, il faudrait que les musulmanes soient invisibles. Est-ce aux victimes de se cacher ou aux agresseurs d’en porter la responsabilité ? Autrement dit, ce ne sont pas les victimes qu’on doit accuser, mais les agresseurs. Si madame Geadah veut faire œuvre d’utilité sociale, qu’elle lutte donc contre le chômage chez les musulmans qui peinent à travailler.

Enfin, le propos de madame Geadah est méprisant, impérialiste et colonialiste. Il se peut que la religion soit aliénation, mais là n’est pas la question. Qu’on fiche la paix aux musulmans et aux musulmanes et qu’on les laisse donc choisir leur vie tant qu’ils ne nuisent à personne et ne commettent pas de crimes, à moins que seul le fait d’être musulman soit devenu un crime !

par Mariam Hassaoui

Source: http://www.pressegauche.org/spip.php?article30140

Agissez pour le vivre ensemble, Monsieur Couillard

Nous reproduisons ici un texte tiré de Presse-toi à gauche! en raison de sa pertinence et de la justesse du propos qui est tenu et dont on endosse les idées.


Monsieur le premier Ministre, nous sommes nombreux à vous avoir applaudi lorsque vous avez dit non, il y a quelques mois, au « projet résidentiel pour musulmans » douteux et que vous avez déclaré à juste titre qu’il n’était pas « question de faire de la discrimination en permettant » la création d’un quartier habité presque exclusivement par des citoyens de confession musulmane.

Nous sommes aussi nombreux à vous avoir applaudi quand vous avez prononcé quelques mots religieux musulmans lors de la cérémonie funéraire en hommage à deux des six victimes de la fusillade du 29 janvier dernier, à Québec. Vous aviez alors incarné le rôle du chef d’État de toutes les citoyennes et de tous les citoyens du Québec.

Nous vous avons applaudi quand vous avez annoncé des mesures pour faciliter la reconnaissance des diplômes des nouveaux arrivants au Québec.

Nous vous avons encore applaudi lorsque vous avez mis en garde les tenants de discours haineux sur les réseaux sociaux, lors de votre dernier passage à l’émission Tout le monde en parle.

Par contre, lorsque, à la suite du revirement de M. Charles Taylor, coprésident de la commission Bouchard Taylor, annonçant qu’il n’endossait plus une des recommandations du rapport de cette commission mis sur les tablettes depuis près de 10 ans, vous avez vite déclaré que vous ne ferez « aucun compromis visant à interdire les signes religieux pour les policiers, les gardiens de prison ou les procureurs », nous sommes plusieurs à avoir été grandement déçus. Non pas parce que nous tenons absolument à la mise en œuvre de ces recommandations, mais, surtout, parce que nous pensons qu’elles pourraient constituer une base d’un compromis acceptable.

N’enterrez pas, s’il vous plait, les derniers espoirs de réunir un consensus entre les différents partis politiques, un consensus soutenu par de nombreuses organisations de la société civile sur les questions du Vivre ensemble et de laïcité.

Ne faites pas des discussions interminables et déchirantes sur l’islam, les musulmans et l’islamophobie, le principal enjeu des prochaines élections comme ce fut le cas à toutes les élections provinciales depuis 10 ans et aux élections fédérales en 2014.

Au lieu de vous préoccuper outre mesure de quelques gardiens de prison qui ne pourraient pas porter le kirpan, ou de quelques femmes policières qui n’auraient pas la possibilité de porter un foulard sur la tête, contribuez plutôt à faire cesser la stigmatisation grandissante des communautés musulmanes, sikhes, juives et, au-delà, de toutes les minorités. Une stigmatisation que tous les derniers sondages confirment, même après la tragédie de Sainte-Foy.

S’il vous plait, Monsieur le premier Ministre, ne faites pas comme si nous étions à l’abri d’autres drames, d’autres déchirures et que les relations interculturelles étaient désormais apaisées.

Évidemment, une entente entre tous les partis ne mettra pas fin, comme par enchantement, à l’islamophobie et au racisme, pas plus qu’elle fera taire les prédicateurs intégristes. Cependant, quand toutes les représentantes et tous les représentants du peuple québécois tiennent le même discours sur le vivre ensemble et la laïcité, la société québécoise sera plus forte pour mieux lutter contre les discours haineux et pour s’atteler à la construction d’une société fraternelle où la seule véritable communauté est la communauté des citoyennes et citoyens du Québec.

Monsieur le premier ministre, vous avez la chance et l’opportunité historique de vous élever en chef de la nation québécoise. S’il vous plait, pour l’avenir de nos enfants, ne la ratez pas.

Agissez pour le bien commun et l’unité de la nation québécoise.

Source: http://www.pressegauche.org/spip.php?article30139